La jeunesse : perception de l'espace-temps et surconsommation intellectuelle

 

Chaque génération a une autre perception de l'espace temporel, leur oreille est physiquement différente, peut-être parce qu'ils sont les premiers à ressentir les transformations de notre environnement, ils s'adapteront physiquement et mentalement mieux à notre monde contemporain. 
 
S'ils entendent les sons d'une autre manière, propre à leur personnalité, ils écrivent différemment. L'ortographe est à notre service. D'ailleurs, depuis le latin, la langue a subi des transformations et l'ortographe aussi. 
 
Or maintenant, la jeunesse contribue à l'évolution de la langue et de la pensée. Mais on veut les réprimer avec une autorité qui n'ose dire son mot: psychologues et autres analystes du comportement et de la pensée. 
 
Bien involontairement, ils ne peuvent plus s'adapter à notre surconsommation intellectuelle. Nous chargeons notre mémoire d'idées apprises par coeur et de jugements préconçus, ce qui empêche un épanouissement de la personnalité et du plaisir. 
 
Parllèlement nous voyons une crise au sein de notre société de consommation. La surconsommation d'appris et la surconsommation d'objets ne sont-ils pas tributaires l'un de l'autre ?  
 
Nous cumulons, mais nons sentons que nous avons besoin d'espace vide. Justement pour capter et agir en fonction de sa cénesthésie, il faut faire le vide intérieur. Je me demande si la cénesthésie, qui est un état latent chez chaque individu, n'est pas en train de se réveiller ? 
 
Les jeunes ne sont plus ni manuels, ni intellectuel mais expérimentaux, comme l'art et la science. Et c'est bien à travers les expériences du vécu et la sensation que se développe la cénesthésie. 
 
Personnellement, avec toutes les humiliations qu'ils subissent, je les trouve admirablement sociaux. 
 
Maryse Haerdi


responsable éditorial : Christian Hardi
contact : hardi.arobas.cenesthesie.com
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