Energie et rapport homme femme
L'homme s'est de tout temps occupé du monde extérieur. Son travail était de chasser, de tuer, afin de permettre à la femme d'avoir des enfants pour la survie de l'espèce. Ils inventaient, taillaient des objets pour rendre leur travail plus aisé.
L'homme expérimental
En science expérimentale, les hommes travaillent également en groupe et s'appliquent à la connaissance du monde extérieur, ils assument un passé d'hommes. Ils continuent à fabriquer des appareils, mettent au point des techniques pour découvrir le monde extérieur. Comme ils ont toujours assumé un passé d'hommes, il est normal que le développement du monde extérieur se soit fait plus vite que celui du monde intérieur.
En conséquence de cette rapide transformation extérieure, c'est le monde intérieur qui se métamorphose, en libérant l'énergie créatrice : chez la femme et chez le créateur.
D'ailleurs le taux de naissance diminue, et nous sommes enfouis sous une avalanche de créativité en tous genres. Ne peut-on pas faire une relation entre ces deux faits ?
Cette énergie qui jaillit vers l'extérieur en donnant naissance à un enfant, peut être comparable à celle d'une oeuvre d'art. On pourrait donc dire que l'énergie de l'artiste est féminine. Il est donc normal qu'actuellement l'art se mette en question et se cherche, comme se cherche la femme.
La femme
D'ailleurs la femme semble avoir les mêmes problèmes que l'art. Elle veut imiter l'homme, tout comme l'art veut imiter la technique industrielle dérivée de la science.
Je ne crois pas que la femme puisse élaborer les structure du monde extérieur, mais sa passion à défendre un idéal qu'elle va projeter hors d'elle-même est très grande. Certaines fois j'ai moi aussi de la peine à saisir ce monde extérieur. Je sens que je n'ose pas m'y aventurer sans l'appui d'hommes ayant de ce monde une meilleure appréhension. Pourtant, j'ai une certaine connaissance de la façon dont le monde extérieur fonctionne, mais je me sens plus à l'aide dans le monde intérieur.
Par contre mon agressivité devient grande, quand je me projette au-dehors, pour défendre mes idées pour la cénesthésie. J'en ai déduit que c'est en quelque sorte mes enfants. En somme on s'identifie à quelque chose pour sortir dans le monde extérieur.
En quête de recherche sur sa personnalité, ne sachant que faire de son énergie, la femme forcément déséquilibre son partenaire, par extension le monde extérieur.
Pendant des siècles elle élève ses enfants qu'elle projette dans le monde. La réussite de ses descendants sera en général, sa raison d'être, sa fierté, ce sont ses descendants qui la relie au monde.
Maintenant, en se projetant dans la vie extérieure, la femme peut s'identifier à diverses créations ou objets et faire la relation entre le monde extérieur et le monde intérieur. Dans l'art, cette relation n'est pas faite. Les oeuvres d'art sont mises sur le marché en fonction de leur rapport financier et nopn par rapport à leur qualité. Il n'y a pas de différences entre les objets techniques construit sans émotivité et l'oeuvre d'art si importante aujoud'hui, pour la qualité de la survie.
L'homme chasseur d'argent
Pour le moment les hommes n'ont pu, dans notre société, libérer leur énergie, parce que la chasse à l'argent ressemble étrangement à la chasse aux fauves. Alors laissons les chasser, mais au moins améliorons le gibier!
Si je crois que nous avons déséquilibré le monde extérieur, c'est parce que nous avons besoin de création et que les enfants n'étant plus suffisant à combler une vie, nous nous sommes élancés vers la création d'objets. Notre énergie a besoin de se réaliser matériellement, mais là où il y a émotion et amour et pour le moment, dans tous ces objets, il n'y a que technique et profit, ce qui ne nous suffit plus, rend notre civilisation triste.
Dès lors, prolonger le monde intérieur vers le monde extérieur devient une nécessité et me paraît un premier pas vers une unité personnalisée, chacun prenant conscience et gardant sa propre personnalité.
Homme et femmes ensemble avons créé des etres humains, ensemble, mais seulement ensemble, nous créerons un environnement humanisé.
Maryse Haerdi