Par delà les robots, une nouvelle énergie humaine: la cénesthésie

Maryse Haerdi théorisera la cénesthésie dès 1962 à partir d'une expérience particulière : 
 
lors d'un concert donné en public, elle a une sensation interne de dépassement d'elle-même et de sa technique, dans un état de symbiose avec le monde extérieur. Cette sensation est alors perçue comme cénesthésique qu'elle définit par "l'état de conscience confuse des sensations émanent de la profondeur du corps s'exprimant à un moment donné". 
 
Ce qui est original dans la pensée de Maryse HAERDI, c'est qu'elle se démarque des principales idées qui dissèquent, traduisent, interprètent l'art. Sa réflexion porte sur l'acte créateur dans son émergence même, dans sa dynamique et son universalité, et non pas seulement sur la représentation de l'oeuvre. 
 
Elle remet en question les divisions ontologiques à partir desquelles se sont fondées les théories de la connaissance occidentale. Celle-ci doit induire un rapport sensible nécessaire entre le monde extérieur et le monde intérieur, et non pas uniquement être le fruit d'une pure connaissance du monde extérieur et d'utilisations de concepts. 
 
Christian Diras, Lyon 1984 

responsable éditorial : Christian Hardi
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