Forme - mouvement - énergie : chimie nucléaire et création picturale

La chimie nucléaire

La chimie que l'homme a su domestiquer permet la transformation de la molécule. Les éléments constituant la molécule sont formés d'un noyau atomique entouré d'électrons. L'association de ces électrons permet la synthèse des corps dont l'homme a besoin: c'est la chimie classique.

Cette chimie classique est la seule dont les effets se font sentir sur notre planète car elle fait intervenir des énergies relativement faibles, facilement disponibles. Notre environnement en dépend essentiellement.

Actuellement l'homme crée, domestique et étudie des hautes énergies telles qu'elles apparaissent dans les milieux chauds et denses des étoiles. Ces énergies permettent alors de transformer un élément en un autre, le vieux rêve des alchimistes.

L'oeuvre picturale

CERN : chocs entre particules élémentairesL'étude des particules microcosmiques et de leurs traces doit permettre de découvrir la forme la plus fine sous laquelle l'être est sorti du néant.

Le geste spontané du peintre n'en dépend-t-il pas ?

Alors la découverte par les scientifiques du mouvement et de l'interaction des particules, dont finalement tout être est constitué, pourrait s'assimiler à la découverte que fait l'artiste par le mouvement qu'il imprime et de l'interaction de son moi avec la toile.

Lui aussi fait partie intégrante du cosmos par sa structure tant physique que spirituelle.

L'oeuvre de René Duvillier

L'énergie nécessaire à ces découverte est très grande. On ressent le dégagement d'une telle énergie dans l'oeuvre de Duvillier et on peut y imaginer les traces du mouvement de ces particules microcosmique. 
 
De la mer au regard, rétrospective Duvillier, Eurogalerie 1967De 1954 à 1966, Duvillier peint les éléments : les vents, les orages, les luminaires, la mer, etc., ensuite l'être humain. 
 
Dans toutes les peintures de Duvillier, les éléments sont projetés dans l'espace avec une grande énergie et nous reviennent finalement transformés.

Est-ce que la tension cénesthésique au moment de la création donne lieu à une telle énergie ? 
A-t-on procédé à une sorte de transmutation ? 
Ces images en sont-elles le reflet ? 
Puissent-elles susciter de nouvelles idées, de nouvelles motivations ! 
 
Maryse Haerdi


responsable éditorial : Christian Hardi
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